https://open.spotify.com/episode/0OUW6F91vN9vKtjhWK6REc?si=MMbmcOZDTDS6KIOJh1ZSYg
top of page

Le « dessous des cartes » en éducation et en formation (2)


–  Je ne sais pas par où commencer.

–  Je voudrais bien, mais en ai-je le droit ? En-ai- je la capacité ?

– Je ne suis pas formé

– Que vont dire les collègues ? Mon inspecteur ?

– Je sais que çà marche, mais les programmes ?

– Quelle est cette idée folle ?


Faire le pas de côté nécessaire

Nous les avons entendu, et entendons encore, ces petites phrases du quotidien, dans la salle des profs (pas trop), en entretien, en débriefing, en échange écrit. Elles attestent d’un phénomène préoccupant dans notre Ecole toute nationale : sentiment d’isolement pour une grande majorité, paradoxe des paradoxes, pour un corps qui revendique plus de 800 000 personnels ; auto-enfermement collectif ; nous l’avions déjà identifié avec André de Peretti et caractérisé comme « effet Bunuel », en référence à son film d’inspiration surréaliste, l’Ange exterminateur. Nous autoriserons-nous à pousser la porte ? Comment saurons-nous si elle est ouverte ou fermée, si nous ne l’expérimentons pas nous-mêmes ; devrions-nous nous fier à ce qui est dit ?

La conduite du changement en éducation s’avère d’une certaine complexité; qu’il se pare du nom attractif et parfois fallacieux d’innovation ou non, le changement de pratiques, d’organisation, de représentation, de relations, de méthodes, dans un système aussi structuré que peut l’être un établissement scolaire, une école, s’apparente à un déracinement, un déchirement (des racines ?) et une remise en question des identités professionnelles.

Les résistances sont fortes, comme paradoxalement l’envie d’y aller aussi; mais…. comment ? Nos accompagnements d’équipes, nos formations à l’attention des formateurs, des directeurs, des chefs d’établissement reviennent de manière récurrente sur le début du début du changement, les origines, les déclencheurs, les premiers petits pas qui en entraineront d’autres. Nos collègues semblent démunis pour ouvrir la route.


Le jeu de carte qui pousse à penser !

Le JEU est décliné ici en invitations ou en questions, à la façon d’un jeu de cartes; dont les règles seraient les vôtres: à l’envie, au besoin, pour vous ou pour votre équipe. Brian Eno avait conçu un pareil jeu pour sortir d’impasses en matière de création musicale: il avait intitulé ce jeu « Stratégies obliques ». Ces cartes sont amendée s de quelques exergues ou citations relatives à l’innovation , mais aussi d’emprunt à … Brian.


La Le JEU DU CHANGEMENT est accessible à partir de la page http://francois.muller.free.fr puis cliquez sur la pastille rouge. Le jeu se réactualise, toutes les fois que vous réactualiserez la page (touche F5).

Chaque carte propose d’introduire une ou plusieurs variables nouvelles dans une action, un projet. Tirer une carte conduit à réexaminer son action à la lumière de la  ou des variables proposées. Chaque carte comporte une injonction adressée à soi-même et, sur le même thème, une question qui peut-être posée à autrui ou au groupe.

Des domaines du changement en interaction , en appui à des études internationales et des références théoriques

Le Jeu est composée de plusieurs domaines où le changement peut porter; ils sont tous en corrélation forte, mais chacun a un intérêt stratégique, dans le sens qu’il conditionne le travail et influe sur les résultats du travail avec les élèves:

Brian Eno propose ses « stratégies » dans un style poétique et d’invention toute personnelle.

Nous lui empruntons le style, mais l’inspiration est toute différente.  Nous référons directement nos invites à l’expertise reconnue de plusieurs études internationales et références théorisées en matière d’analyse portée sur le système éducatif et sur l’amélioration des performances.

  1. – l’organisation apprenante : nous reprenons ici les champs d’action identifiés par le groupe de travail de l’ISP Paris, en appui aux travaux d’Alain Bouvier et de Monica Gather –Thurler, relatif à l’établissement formateur :

  2. – la créativité : les conclusions du rapport de l’Unesco, tirées par François Taddei, Inserm, en 2010 :

  3. – l’organisation des savoirs, en référence directe avec les écrits d’Edgar Morin et de la méta-analyse d’Aletta Grisay (Univ. Liège)

  4. – le développement professionnel, en prise directe avec les analyses du dispositif de formation instauré en Nouvelle-Zélande, sous l’impulsion d’Helen Timperley (Auckland)

  5. – les conditions de travail, à partir des travaux sur l’ergonomie scolaire et les conclusions des travaux de Georges Fotinos (MGEN)

  6. – le sentiment de bien-être, en appui aux travaux sur l’évaluation des écoles, notamment dans le système écossais (via Romuald Normand, INRP)

  7. – l’approche systémique de l’efficacité scolaire, à partir des conclusions de Simmons sur les établissements efficaces.


Les cartes in extenso


C’est donc un travail de traduction et de créativité que nous avons engagé avec Frédéric Teillard’Eyry, chargé de mission Cardie Paris. Nous avons eu le souci de faire passer les savoirs experts, produits dans d’autres sphères (universitaires, internationales), parfois peu connus ou peu accessibles, à l’attention des praticiens de l’éducation.

  1. Crois en toi-même

  2. Consacre plus de temps à l’apprentissage

  3. Soucie-toi du climat scolaire

  4. Soucie-toi du sentiment de sécurité

  5. Accueille  la complexité

  6. Construis ton parcours de formation

  7. Endosse les rôles de coordination, de pilotage, de développement

  8. Utilise une vieille idée

  9. Imite, assimile et ensuite innove. Clark Terry

  10. De quoi doutez-vous ?

  11. Cinquante-cinq minutes, vous êtes sûr ?

  12. Quel est le moral des troupes aujourd’hui ?

  13. Qui a peur de venir à l’Ecole ?

  14. Et si vous le dessiniez ?

  15. Qu’aimeriez-vous apprendre ?

  16. Est-ce toujours le même métier ?

  17. Tolère les ambigüités

  18. Sois exigeant avec tes élèves et dis-le leur

  19. Sois solidaire

  20. Développe le sentiment d’appartenance

  21. Pense en combinatoire

  22. Autorise-toi l’autoformation

  23. Partage le leadership

  24. Comment l’aurais-tu fait ?

  25. Il faut faire des choses folles avec le maximum de prudence. Michel Mohrt

  26. Quelles incertitudes pouvez-vous supporter ?

  27. Tous les élèves savent-ils ce qu’ils attendent de vous ?

  28. Vous êtes dans le même bateau que qui ?

  29. Fêtez-vous l’école ?

  30. C’est dans quelle matière ?

  31. Avez-vous pensé à vous-même ?

  32. De qui vous méfiez-vous ?

  33. Autorise-toi à faire des erreurs

  34. Propose des activités stimulantes

  35. Reconnais les réussites

  36. Renforce le sentiment de compétence

  37. Va voir dans le champ du voisin

  38. Consulte

  39. Suspends le temps

  40. Abandonne les instruments normaux

  41. Aussitôt qu’on nous montre quelque chose d’ancien dans une innovation, nous sommes apaisés.  Friedrich Nietzsche

  42. Et si ça ne marchait pas ?

  43. Quand avez-vous fait rêver vos élèves pour la dernière fois ?

  44. Qui a peur des félicitations ?

  45. Lui avez-vous dit qu’il pouvait le faire ?

  46. Et si l’étranger vous devenait familier ?

  47. Par qui voudriez-vous être accompagné ?

  48. Auriez-vous besoin d’un « temps mort » ?

  49. Accorde-toi du temps

  50. Enonce tes objectifs

  51. Cesse de t’indigner

  52. Réponds au besoin de reconnaissance

  53. Enseigne moins, forme plus

  54. Apprends de tes pairs

  55. Engrange les savoirs

  56. Change les mots

  57. Il n’y a pas d’innovation sans désobéissance. Michel Millot

  58. Avez-vous pensé à penser ?

  59. Savez-vous pour quoi vous travaillez ?

  60. De quoi feriez-vous l’éloge ?

  61. Connaissez-vous dix manières de dire : « c’est bien » ?

  62. Que voulez-vous vraiment que vos élèves sachent ?

  63. Qui sont vos maîtres ?

  64. Que savons-nous déjà faire ?

  65. Pourriez-vous le dire en anglais ?

  66. Les problèmes sont tes amis

  67. Délègue plus, dirige moins

  68. Raconte ce que tu fais

  69. Multiplie les coopérations

  70. Questionne le passé

  71. Prends des risques calculés

  72. Connecte-toi aux réseaux

  73. Cherche le plus petit dénominateur commun

  74. Que de fois il arrive qu’en croyant expérimenter sur autrui nous expérimentons en réalité sur nous-mêmes. Emile Zola

  75. Quels sont vos faux amis ?

  76. Qui ferait presque aussi bien que vous ?

  77. A qui avez-vous oublié d’en parler ?

  78. Avec qui ne voudriez-vous surtout pas travailler ?

  79. Que vous enseigne l’expérience ?

  80. Que risquez-vous ?

  81. Comment êtes-vous informé ?

  82. Fais un pas de côté

  83. N’hésite pas à dire que c’est bien

  84. Questionne le cadre

  85. Participe à la construction identitaire

  86. Ose la démarche expérimentale

  87. Valide les acquis

  88. Vise les compétences collectives

  89. Accentue les différences

  90. Il faut oser ou se résigner à tout. Tite-Live

  91. Que dirait votre voisin ?

  92. Croyez-vous en eux ?

  93. Est-ce vraiment impossible ?

  94. Comment aidez-vous vos élèves à grandir ?

  95. Qu’est-ce qui vous retient d’essayer ?

  96. A quoi reconnaissez-vous un bon artisan ?

  97. Que seriez-vous prêt à abandonner ?

  98. Imagine

  99. Maintiens de bonnes relations avec les familles

  100. Cherche un partenaire

  101. « Yes, we can ! »

  102. Prends en compte les représentations

  103. Valorise les parcours de formation

  104. Accorde de l’importance à l’invisible

  105. Refais le premier pas

  106. Comment le feriez-vous ?

  107. Les parents sont-ils vos pires ennemis ?

  108. Avec qui aimeriez-vous travailler ?

  109. Comment les rendez-vous autonomes ?

  110. Que savez-vous qu’ils croient ? Que croyez-vous qu’ils savent ?

  111. D’où êtes-vous parti ?

  112. Finalement, de quoi s’agit-il ?

A choisir alors, quel serait votre « atout-maître » à servir, carte sur table ?

Comments


bottom of page