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Donner des repères aux élèves, ça peut aider aussi.


Quand on leur a demandé de définir un « bon cours », les élèves ont mis en avant, tout de suite après le facteur « discipline », la qualité de sa structure. Faire un cours, diriger une séance induit une conduite ferme pour le sens et adaptative pour donner des repères suffisants aux élèves.

 

Plus ou moins directif : à chacun sa personnalité

 Le degré de guidance (ou style de direction) est au choix de l’enseignant, en adéquation avec son style de personne (on dit «congruence »). Donner quelques repères, c’est indiquer explicitement aux élèves les marges de liberté d’action dont ils peuvent disposer pour la séance.

Sur l’échelle présentée ci-contre, vous pouvez déplacer le curseur (petit triangle) selon les objectifs et les modalités du travail que vous proposez. Ce qui peut poser problème, c’est quand vous êtes en « pilotage automatique », ou curseur bloqué, notamment à l’une des deux extrémités du tableau.

Onze conseils pour mieux guider nos élèves

  1. Commencez toute séquence en la resituant dans la progression que vous aurez distribuée et pris le temps de présenter au début de l’année en une vision panoramique, pour ensuite faire une focale sur tel ou tel point. Rappelez la direction. Invitez un élève à montrer une localisation sur une carte ou un point sur un plan de synthèse affiché sur un mur de la salle.

vue panoramique pour toute l'année avec l'application Mural (et zoom sur une séquence),


2- Faites apparaître progressivement le déroulé du cours, sur le tableau ou sur un écran vidéoprojeté ou par des «magnets » d’objectifs au tableau, conservez-le comme fil rouge tout au long du cours:


3- Appuyez votre intervention avec un ou des affichages en classe : carte géographique, frise chronologique, liste de mots invariants, mini-musée de photos ou de reproductions, suspension de productions ; invitez ceux qui sont à proximité de ces supports à montrer à la classe dans quel espace vous situez le cours.


4- Revenez fréquemment aux cours récents ou plus anciens en les reliant aux propos actuels. Demandez aux élèves de refaire le lien avec des notions ou des connaissances, dans les écrits de leur cahier ou de retrouver le chapitre dans leur manuel.


5- Inscrivez le contenu du cours et les savoirs nouveaux dans ce que les élèves connaissent déjà ou ce qui peut être un sujet d’actualité ainsi décrypté.


6- Proposez un ordonnancement de la trace écrite sur le cahier de l’élève en mettant en évidence par exemple ce qui relève de définitions, ce qui est de l’ordre de la méthodologie, ce qui sera le contenu propre à mémoriser, sans pour autant « dépersonnaliser » ce qui reste le cahier de l’élève.


7- Appuyez votre exposé oral ou le déroulement de votre séance non seulement sur un plan de type liste mais également en le bâtissant sur un schéma simple qui renforce la cohérence logique ou systémique de la séquence. La méthodologie basique de la cartographie heuristique sera ici de grande utilité.


8- Ménagez dans votre séance ou dans votre progression des temps réguliers de bilans qui permettent aux élèves d’embrasser dans une vision plus globale plusieurs séquences, en faisant le point sur les acquis (un « bilan des savoirs») et ce qui sera matière spécifique à une évaluation prochaine. D’une certaine manière, travaillez la mobilisation des réponses avant l’inter- rogation ; les sportifs de haut niveau ne font pas autrement pour performer.


9- Identifiez explicitement les compétences à l’œuvre dans la séance qu’il s’agira ensemble de travailler et d’approfondir, par affichage de panneaux mobiles ou collants ou magnétiques au tableau. Les élèves disent être sensibles au sentiment « d’avoir appris ». Une manière d’activer le « socle commun ».

10- Dans la même veine, développez en coopération avec vos élèves des supports et des moments d’autoévaluation, qui leur permettent de mesurer leur propre niveau de maîtrise dans une compétence par échelle, par graduation, par secteur, etc.


11- Enfin, dans la mesure du possible – les élèves interrogés par Stéphanie Leloup sont clairs sur ce point –, terminez ce qui a été commencé -. Au besoin, en segmentant plus que vous ne l’aviez envisagé de prime abord le déroulé d’une séquence : la guerre de 1914 ne tient pas en une heure ; attribuez un titre par séquence : les causes du conflit, les grandes phases de la guerre, la vie dans les tranchées, les conséquences de la guerre, par exemple. Chaque cours forme ainsi une petite unité facilement mémorisable et encodée dans la mémoire à long terme. Le cours doit avoir un sens : le fait de ne pas terminer une leçon laisse un sentiment d’inachèvement, d’émiettement et donc d’inutilité de fait.








Ce post relève d'une mini-série sur ce blog, dont vous retrouvez les épisodes liés ici



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